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Enorme déception pour Driss El Himmer et pour l'ASPTT STRASBOURG |
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Grande désillusion lors de ces Championnats de France de Cross..., avec l'abandon de Driss El Himmer (ASPTT) pourtant parti favori
Le Vétéran et fidèle Mustapha Zouhair, réalise une belle performance en pointant à la 14ème place : il sauve l'honneur des résultats alsaciens très moyens cette année.
Extrait de l'Article des D.N.A. du 3 mars 208 : Un faible bilan régional :
Des paroles de circonstances qui sonnent creux
Driss El himmer, le tenant du titre a pris les choses en main d'emblée, comme annoncé en semaine. « Il faut que les mecs sachent que ce sera dur. » Seul l'ambitieux champion d'Europe junior Mourad Amdouni, finalement 24e, lui a emboîté le pas dans le premier kilomètre. La tête du peloton s'est reformée, toujours sous la direction du citoyen de Geudertheim. Celui-ci, hélas, a jeté l'éponge après 4,5 km environ, à peine plus qu'un tiers de l'épreuve, laissant Benhari, le surprenant Pélissier et Zéroual aller s'expliquer dans cet ordre pour le titre, derrière le vainqueur marocain Marda. « Je suis déçu pour lui, lâche son président Jean-Marie Losson, sous le choc. On espérait tellement. On va dire que ce sont les aléas du sport. On va lui faire confiance pour la suite. » Des paroles de circonstance qui sonnent creux, qui traduisent la consternation ambiante. « Il n'est pas du genre à abandonner comme ça, assure Mostafa Zouhair, brillant 14e le matin chez les vétérans, à ses côtés. Il a dû ressentir une gêne. Vu les conditions, les appuis précaires, il a dû renoncer en prévision de Rotterdam. »« Je suis déçu pour eux. Ils m'ont fait confiance. » Dans cette optique, heureusement, la carcasse est intacte. Le sextuple champion de France a en fait connu de gros soucis respiratoires. « Je l'ai ressenti dès le départ, expliquera-t-il dans le car en passe de reprendre la route, du coup interminable, pour Strasbourg. J'ai tenté le tout pour le tout. Mais à un rythme que je devais tenir en temps normal, vu les très bonnes séances que je venais de faire. » Il a identifié son erreur et ne se dérobe pas. « L'effet de l'altitude. D'habitude, je revenais du Maroc - et de son stage à 1 600 m - trois ou quatre jours avant. Là, ce fut neuf, dix jours. Je pensais que ça passerait. Je retiendrai la leçon. » Selon les spécialistes, les bienfaits de l'altitude se ressentent immédiatement ou alors trois semaines après environ. Aux côtés de sa femme Caroline Gross, le désormais fer de lance de l'ASPTT Strasbourg émet avant tout des regrets pour son club. « Pour moi, un titre de plus ou de moins importe peu. Je suis déçu pour eux. Ils m'ont fait confiance. Je leur avais promis. Ce titre, un jour ils l'auront. Sûrement l'année prochaine. » Entre temps, il essaiera de se façonner un destin olympique, passant par des minima à accomplir au marathon de Rotterdam donc, le 13 avril. « C'est le plus important, même pour le club. Dès demain (aujourd'hui), on se remet au travail. » Avec une dette à effacer.
Rémy Sauer
"Embourbés à Laval"
Il y eut certes des satisfactions, mais que des satisfactions, pas de réelle grosse performance, si ce n'est la 14e place* du vétéran Mostafa Zouhair, assortie d'une 7e par équipe pour l'ASPTT Strasbourg. Zouhair : « Je volais » « Je volais, s'est il enthousiasmé. Dans les montées, j'avais une de ces aisances. Incroyable. » Parti prudemment (50e) après avoir bien reconnu les lieux et jaugé leurs exigences la veille, il est allé crescendo. « Je gagne encore deux places au sprint. C'est extra de finir la saison comme ça. Cela veut dire que je l'ai bien gérée. Je suis monté en puissance. » Individuellement, outre les Kuster, donc, la cadette thannoise Claire Andréani obtient la meilleure place (11e), ce qui ne la consolera pas. « C'est nul ! Je voulais un podium. » Derrière elle, Marie-Clémence Prat termine 24e (« Trop long pour moi »), Soumaya Nadarak 39e, à la tête d'une équipe de l'ANA qui espérait mieux qu'une 7e place. Les cadets se voyaient aussi mieux que 16e, malgré une belle 25e place de Benjamin Walter qui a osé mettre le nez à la fenêtre dans le premier kilomètre. Bien pour lui, plus décevant pour Jérôme Hauswald, 40e, qui cette fois devance Nicolas Botti, seulement 49e, mais pas mécontent de lui. « J'étais malade cette semaine. J'ai donné tout ce que j'avais. » Entre eux, le Cheminot Nicolas Weber, 30e, tire son épingle du jeu. En junior, Lionel Génevé, malchanceux car victime d'une chute après 100 m, s'est arraché pour une 28e place finalement méritoire. « Je me relève, je dois être 200e. » Au prix d'un violent effort qu'il paie forcément, il se repositionne vers la 50e place, puis gratte ce qu'il peut jusqu'à l'arrivée. Il reconnaît néanmoins : « Entrer dans les dix aurait été difficile. »
Rémy Sauer
La Page des DNA
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