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Francis BENTZ, invité de Simone Morgenthaler au Sür un Siess |
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Aussi loin qu'il s'en souvienne, Francis Bentz a toujours aimé courir. Il fut, pendant dix ans, parmi les meilleurs coureurs du 1 500 m au niveau national, avant de devenir compétiteur en marathon.
Article des DNA du vendredi 16 mai 2008
Cours, Francis, cours !Aussi loin qu'il s'en souvienne, Francis Bentz a toujours aimé courir. Il fut, pendant dix ans, parmi les meilleurs coureurs du 1 500 m au niveau national, avant de devenir compétiteur en marathon.
A Grendelbruch où il a grandi, ses parents et ses grands-parents n'en revenaient pas de voir ce gamin courir inlassablement, sans s'essouffler ni se fatiguer. Sa grand-mère Marthe, postière du village, lui conseilla d'entrer à la poste, car elle savait qu'il pourrait courir pour l'ASPTT. Et comme il rêvait d'être facteur, il démarra donc à la poste, en 1972, comme distributeur de télégrammes. A New York, il a fini 52e sur 30 000 Mais c'est l'ASPTT qui lui donnera tous les plaisirs : il y sera entraîné, comme Fernand Kolbeck, par Robert Scheller. « Robert est un homme merveilleux, âgé de 92 ans. Je lui voue toujours admiration et respect », dit-il. Pendant une dizaine d'années, Francis sera parmi les meilleurs du 1 500 m au plan national. Il a remporté le titre de champion de France en 1975 et en 1980. Dans la deuxième partie de sa carrière, Francis a découvert le marathon, épreuve mythique qu'il courra à Boston, Berlin, Paris, Londres et Fribourg. A New York, il a fini 52e sur 30 000. Depuis cinq ans, il a pris goût au vélo. Il a ainsi réalisé « le tour des Annapurna » à vélo. Il a aussi fait le tour du Burkina Faso dans le cadre d'une action humanitaire. Il continue à aimer le marathon. Il court désormais pour le plaisir et, comme consultant, aime partager sa passion en prodiguant ses conseils. Une « récompense après l'effort » En y réfléchissant, Francis pense que l'esprit sportif lui vint dès la petite enfance, lorsqu'il voyait les skis alignés sur la place du village de Grendelbruch et, plus tard, lorsque les skieurs de fond l'emmenaient. Il a grandi, aîné de cinq enfants, au restaurant de la Poste de Grendelbruch, aujourd'hui disparu. Sa maman cuisinait, secondée par son père qui travaillait comme bûcheron et qui rêvait de faire de Francis un maître d'hôtel, métier qu'exerce finalement en Thaïlande un de ses frères. Francis apprécie les viandes rouges, notamment les côtes de boeuf, qu'il perçoit comme une « récompense après l'effort » . Durant le Tour de l'Annapurna qu'il fit en VTT durant six semaines en 2000, il se nourrissait de plats népalais, essentiellement de lentilles et de riz. Au point qu'il rêvait de déguster une bonne côte de boeuf. Hubert l'accompagnera d'une sauce au pinot noir et d'une fricassée de légumes de printemps.
L'article des DNA
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