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Photos dans la Photothèque: Album - Montagne - 2008 - dolomites
Une semaine de grimpe autour de Cortina d'Impézo, entre les Tre Cimes di Lavaredo et les Tofanes
Nous sommes partis, Didier et Fred (Thierry et Pat dans l’impossibilité de venir, soit respectivement pour roucoulade intempestive, ou pour travail intempestif) le dimanche 13 juillet 2008 vers 18h de Chambéry pour les Dolomites. Après un voyage arrosé à volonté, on déplie la tente vers 3h du matin à 30km de Cortina d’Impezo. La météo nous annonçait, pluvieux lundi, voilé mardi et grand beau temps à partir de mercredi, jusqu’au dimanche. En réalité et pour confirmer les dire des topos, on peut grimper 2 jours sur 6 dans les Dolos, à savoir pour notre cas, le mardi, mercredi et samedi, le reste pluie et neige à gogo. Au programme : - Cima Grande di Lavarédo 2999m face nord, voie « Comici Dimaï », 530m 6b - Cima Grande di Lavarédo 2999m face nord, voie «Brandler Hasse», 550m 7a+ - Cima Ouest di Lavarédo 2999m face nord, voie « Cassin » - La Civeta face nord, voie « Soleder » - Monte Agner, 1800m 6a - Tofanes, voie « Constantini, Apolonio » Avec le temps humide, seule la Comici-Dimaï et une voie en face sud-ouest des Tofanes (300m, 6c+), et une partie de la Cassin à la Picolissima. Le Lundi on part voir la Face nord de la Civetta (1000m) et entre 2 nuages on voit l’ampleur de la face mais toute blanche, il a neigé dessus toute la nuit. De déconvenue, on prend les topos et on va boire un café, quand un panneau de stationnement vient taper Didier à la tête. Du coup, pas de café, mais en plus Didier se met à pisser du sang dans tout Alleghe, sous le regard médusé des autochtones de voir ces 2 énergumènes se fendre la pèche et ce grand hurluberlu salir leur trottoir. Survient de nulle part un médecin qui prend les choses en main, ou plutôt la tête à Didier, et l’emballe comme un œuf de Pâques, avant que je l’emmène, avec une hilarité débordante, à l’hôpital pour 3 points qui arrêteront ce flot de sang et de neurones.
Mardi, après une nuit blanche, à cause du vent qui a soufflé très fort toute le nuit, on grimpe une partie de la Cassin à la Picolissima, mais on redescend vite en rappel, devant ce rocher pourri à souhait et qui n’invite pas à la grimpe, mais plutôt au canardage de mai 68. On se rabat plus à droite sur une nouvelle voie en 6c, 7a, sur un rocher sublime et solide.
Mercredi, après une trop courte nuit, lever à 3h, pour la Comici, Dimaï. On attend une demie heure qu’un peut de jour se pointe, avant d’entamer, sans problème, les 12 premières longueurs où se concentrent les difficultés techniques de la voie, suivi par 2 Japonais (ses), 2 Autrichiens, et 2 Italiens. On prend 4 ou 5 longueurs d’avance dans les longueurs dures, avant de butter sous 2 dièdres surplombants trempés et pissants. Essais des 2 par nous 2, mais pas glop, on se sent pas au top avec aux pieds des patins à glace, aux mains 5 trucs durs tout gelés et insensibles, et un équipement bien absent. Une réchappe sur le dièdre de gauche, et le guide italien (qui a doublé toutes les cordées) nous rejoint et nous montre le passage sur le dièdre de droite, qui est mieux équipé (3 clous par longueur). Suit 2 relais équipés de douche (froide), avant une traversée sublime avec sous les chaussons 500m de gaz, et en point de mire le soleil au sommet que l’on touche vers 14h, un tout petit encas et descente (1h) avant d’aller boire un (des) coups avec le super sympas guide Italien David à l'annexe du bureau des guides. Rencontre, le lendemain matin au réveil, des Japonais, qui sont arrivés vers 19h au sommet et à 1h du matin en bas. Jeudi et vendredi, pluie. Après un apéro, vendredi soir, dans un restaurant bar au milieu de nulle part, servi par des italiens qui devraient venir donner des cours de rigolades et de sympathies chez nous, et un bivouac bien sympas avec Ursula une autrichienne et Pascal un suisse (qui n’aime pas du tout les chutes de pierres) rencontrés au bivouac précédent, direction passo de Guya et une voie magnifique de 300m en 6c+ qui nous a achevé les bras. Avant la pluie (tient donc) attendue pour les prochaines heures et jours, départ illico presto pour Chambéry en passant devant des myriades de parois de 500 à 1000m, et autant de projets pour les années futures dans ces merveilleuses Dolomites.
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